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Histoire

Bien que le site de Ternay présente des traces préhistoriques, son histoire commence véritablement avec la domination romaine. Le Moyen-âge, la Renaissance, la Révolution et les Temps modernes sont les quatre autres grandes époques qui ont rythmé son existence.

L’origine du nom de Ternay provient de « Ternaico », « Tadernaco » qui signifient « boutique », « maison » ; « Trinortium » appellation du temps des romains et qui a pour racine le chiffre « trois » ; « Taderniacum » relevé dans les chartes de Cluny qui signifie « éminence ».

A noter, Ternay possède ses propres armoiries.

Le blason de Ternay (symbole des villes fortifiées)

Le cimier, figure emblématique qui prend place au-dessus de l’écu, indique que Ternay était un village fortifié.

Blason de Ternay

  • En dextre* du chef, les armoiries de Cluny : épée d’argent à poignée d’or, passée en pal et deux clés d’argent adossées, passées en sautoir brochant sur fond de gueules (rouge). Cession de la prévôté de Ternay aux moines de Cluny en 1144.
  • En dextre de la pointe, les armoiries du Lyonnais : lion d’argent rampant sur fond de gueules. Le 1er janvier 1968, la commune de Ternay, auparavant dans l’Isère, est rattachée au département du Rhône.
  • En senestre** du chef, les armoiries du Dauphiné : dauphin vif azur (bleu), barbelé et oreillé de gueules sur fond d’or. Rattachement au Dauphiné en 1343.
  • En senestre de la pointe, les armoiries de la Savoie : croix d’argent sur fond de gueules. Convention du 13 août 1253 avec Philippe de Savoie. Traité confirmé en 1323.

* qui est à la droite de l’écu (à gauche pour l’observateur).
** qui est placé du côté gauche de l’écu (à droite pour l’observateur).

Période préhistorique

Ce village placé sur piton rocheux dans la vallée du Rhône entre Lyon et Vienne au confluent du Gier, a une situation géographique intéressante.

C’était un des seuls passages à gué du Rhône sur la route des invasions des migrations et des échanges commerciaux.

Déjà aux époques du paléolithique, du néolithique puis à l’âge du bronze, la vallée du Rhône a été un axe de passage européen important.

Les hommes de ces époques ont laissé de nombreux vestiges.

Haches en  bronze (-3000 ans)

Les Celtes et les Romains

Les Allobroges, peuple gaulois connu dans l’Antiquité pour sa puissance et sa richesse, s’installe au sud de Lyon jusqu’à la rivière de l’Isère aux alentours du IIIe siècle avant J-C.

L’Ozon, constituant la frontière Nord, et le Rhône la frontière Ouest. Leur civilisation reste méconnue. Ils n’ont pas laissé de traces écrites. Ils fondent pourtant quelques cités majeures telles que Vienne et Grenoble.

Les Romains ont laissé de nombreux vestiges à Vienne et à Lyon, comme dans les régions environnantes. Les mosaïques d’une villa, retrouvées rue de la Sarazinière, en sont un bel exemple.

Fragment de la mosaïque de 65m²

 Le Moyen-âge et Cluny

On suppose que dès l’an 960, une petite communauté de moines bénédictins vint à Ternay pour investir ce promontoire dédié à un probable monastère.

On pense, suite aux écrits de Dom JM Besse et de J Mabillon, qu’une communauté de moines dit « grignaciens » s’installa sur le site de Ternay au IV° siècle. Les moines clunisiens au IX° siècle reprirent ce site à leur compte.

L’ordre de Cluny bénéficia des libéralités des donateurs de l’époque, qui demandaient en échange « un remède pour leur âme ». Plus d’une quarantaine de chartes de Cluny sont liées aux possessions du prieuré de Ternay.

Au Xe et XIe siècles, Ternay est une seigneurie dépendante de l’ordre de Cluny. En 1253, elle tombe en partie dans la gouvernance du Viennois-Savoyard.

La pression devenant de plus en plus forte du fait de l’hostilité entre Dauphiné et Savoie, le comte Edouard de Savoie et le prieur de Ternay, Hugues de Varey, signent à Saint Symphorien d’Ozon un nouvel accord, en 1323. Ternay construit alors des remparts.

Enfin, en 1355, le traité de Paris met fin à plusieurs années de guerre entre le Dauphiné et la Savoie.

Le Dauphiné cède le pays de Gex ainsi que le Faucigny et en contrepartie, il reçoit le Viennois dont Ternay. C’est le début de l’incorporation de la commune au royaume de France.

Eglise et son Prieuré St Pierre

La Renaissance

Vers 1527, Aymon et Hugues de la Porte, échevins de Lyon et imprimeurs rue Mercière, sont les concepteurs et les premiers propriétaires de cet ensemble de constructions au couchant du prieuré Saint Pierre appelé « château de La Porte ». Cette « maison des champs » est un assemblage de bâtiments d’époques différentes. Ils en font un lieu de séjour paisible, à proximité du Rhône et loin de la ville et de ses tracas.

De la Révolution aux Temps modernes

Le comte du Bourg émigre. Quant aux bâtiments religieux, ils sont déclarés biens nationaux et vendus aux enchères à Vienne.

Les notaires royaux deviennent notaires publics. Le système décimal est mis en place. On compte désormais en hectare au lieu de bicherée.

En 1700, la majorité des impôts est perçue sur la vigne et le vin. A cette tradition viticole, s’ajoute, à partir de 1750, l’élevage du ver à soie sous l’influence de Lyon, capitale des soyeux. Cette nouvelle activité constitue un revenu d’appoint.

Evénements importants pour Ternay au XIXème siècle :

  1. En 1814, les soldats russes et autrichiens occupent Ternay.
  2. En 1836, construction du pont entre Chasse et Givors (ville industrielle) ainsi que l’ouverture de la CD 12 de Chasse à Sérézin, désenclavent Ternay.
  3. En 1846, une ligne de chemin de fer est créée afin de relier Lyon à Avignon. En 1900, une station est ouverte à Ternay.
  4. En 1875, le phylloxera ruine les viticulteurs de Ternay. La ruine de la viticulture et la proximité des zones industrielles (à Givors et à Saint Fons) entraînent ainsi de profonds changements dans le domaine économique. La population abandonne les champs pour une activité industrielle.
  1. En 1851, la Municipalité installe une horloge publique sur le clocher, donnant l’heure républicaine.
  2. En 1899, le projet d’un ensemble de bâtiments écoles-mairie voit le jour au carrefour des rues de Morze et de Villeneuve.